Une récente annonce fait part des grosses lacunes du service public quand il est question de la protection de la vie privée.

En effet, il semblerait que 66 % des sites testés font appel à un service externe de Google. Or, ce type de service s’accompagne bien souvent de cookies et autres trackers qui permettent de mieux suivre les tendances et les besoins de personnes.

Trop de trackers et cookies sont téléchargés quand on visite les sites du gouvernement

Car rappelons-le, c’est de ce type d’informations que Google récupère de l’argent en monétisant nos habitudes via des publicités ciblées et autres formes d’annonces.

Chaque service proposé par Google dispose de ses propres trackers. Ainsi, il y en a pour Google Analytics qui suit le trafic sur le site, il y en a pour les différents applications comme Google Maps, et puis d’autres qui servent à améliorer la vitesse de chargement, etc.

Bien sûr, cette annonce qui peut faire froid dans le dos pourrait être prise avec des pincettes. Sauf que ce sont pas moins de 1.600 sites du gouvernement et autres administrations locales qui ont été testés. Une vision d’ensemble plutôt globale de la situation.

Cela dit, on peut difficilement mettre la faute sur Google. La société américaine propose des services difficilement comparables et dont l’intégration ne nécessite pas grand-chose. C’est plutôt aux administrations de faire le choix de réduire les trackers présents sur les sites.

Par exemple, en remplaçant Google Maps par le Géoportail de l’IGN. L’Etat finance par ailleurs ce dernier.

Le ministère des Armées l’a d’ailleurs fait il n’y a pas si longtemps, en optant pour le moteur de recherche Qwant pour ses ordinateurs.

Pierre

Pierre est rédacteur depuis de nombreuses années. Très orienté dernières technologies, avec un petit côté geek parfaitement adapté au Gros Blog, il nous fait profiter de sa plume pour nous tenir informé des dernières actualités High-Tech. Merci Pierre ! :)

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