Le paysage des technologies d’intelligence artificielle et de leur réglementation est constamment sous les projecteurs. Un développement récent place Microsoft et OpenAI dans une situation difficile. Le célèbre quotidien américain, le New York Times, a déposé une accusation formelle contre ces deux entités technologiques. Le cœur de la controverse? Une affaire de droits d’auteur qui soulève des questions pertinentes sur les implications éthiques et légales de l’intelligence artificielle génératrice, incarnée notamment par ChatGPT et Copilot.

Génératifs d’IA et Copyright

Les accusations portées par le New York Times se concentrent sur la violation présumée de copyright inhérente au modèle économique adopté par OpenAI et Microsoft. Les deux compagnies, qui avaient entamé des discussions sans aboutir à un accord, se voient reprocher l’utilisation de contenu sous droit d’auteur du Times pour entraîner leurs modèles d’intelligence artificielle générative. Selon le quotidien, cette méthode constituerait une violation massive et systématique du droit d’auteur.

De la Formation aux Bénéfices

En tant que pionnier et leader dans le domaine de l’IA, OpenAI, dirigé par Sam Altman, exige un abonnement pour accéder à ses services premium comme GPT-4 et GPT-4 Turbo. Cette demande d’abonnement prend racine dans le besoin de recouvrir les coûts de développement et de formation de leurs outils d’IA. Cependant, les profits générés, selon le New York Times, ne seraient pas équitablement partagés avec les fournisseurs originaux du contenu éditorial, à savoir le Times lui-même.

L’Arguments du “Fair Use”

Face à ces accusations, Microsoft et OpenAI se défendent en invoquant le principe du “fair use”, qui autoriserait l’utilisation de contenus protégés par copyright pour des usages dits “transformatifs”. Cependant, le quotidien new-yorkais met en cause la validité de cet argument en mettant en exergue des cas où les chatbots généreraient des réponses incluant des extractions littérales de ses articles publiés.

Conséquences sur la Diffusion et le Trafic

La situation n’est pas sans conséquence pour le New York Times. Il observe une baisse notable de son trafic internet, un facteur essentiel pour les revenus publicitaires et la souscription à de nouveaux abonnements. En effet, si les réponses fournies par ChatGPT contiennent des parties d’articles protégés par des paywalls, les utilisateurs peuvent les lire sans avoir besoin de payer pour un accès complet via le site du Times.

Mesures Prises par le New York Times

Dès le mois d’août, conscients de l’impact potentiel des actions de OpenAI sur leur modèle commercial, le New York Times a pris la mesure drastique de bloquer les crawler de OpenAI, comme le GPTBot, empêchant ainsi le scraping de leur site. Il s’agit d’une tentative de protéger leurs droits et de contrôler l’accès à leur contenu.

Effets Collatéraux: Attributions Erronées

L’accusation porte également sur des erreurs de citation, où des articles publiés par d’autres sites ont été faussement attribués au New York Times par les ChatGPT. Ces erreurs, qualifiées d’allucinations par OpenAI, nuisent à la réputation et à l’intégrité éditoriale du quotidien.

Impact Potentiel sur Microsoft et OpenAI

Bien que le montant du dommage ne soit pas spécifié, la plainte du New York Times ouvre la voie à des réclamations de dommages et intérêts qui pourraient se chiffrer en milliards de dollars. Outre la compensation financière, le Times demande des mesures préventives, telles que le blocage de l’accès à ses articles et la suppression de son contenu des bases de données d’entraînement de l’IA.

Conclusion Altruiste ou Mercantile?

Il est indéniable que cette confrontation soulève des questions fondamentales sur les droits d’auteur à l’ère de l’IA. Est-ce qu’une entité devrait être autorisée à générer des profits sur la base de contenus créés par d’autres, ou est-ce là une occasion d’explorer le concept de droit d’auteur sous un nouveau jour? La route vers une réponse consensuelle est pavée de complexités juridiques et éthiques qui définiront l’avenir de l’intégration de l’IA dans nos vies quotidiennes.

Implications pour l’Avenir de l’IA

Le cas entre le New York Times, Microsoft et OpenAI agit comme un précédent important pour le futur de l’intelligence artificielle et sa réglementation. Alors que l’intelligence artificielle continue de se démocratiser et de se complexifier, le besoin de directives claires concernant la propriété intellectuelle n’a jamais été aussi évident. Cet incident, qui pourrait redéfinir les relations entre créateurs de contenu et créateurs d’IA, est observé de près par l’ensemble de l’industrie technologique et des médias.

Victor

Jeune adulte de 20 ans, je geek à mes heures perdues. Rédacteur d'articles Gaming pour Le Gros Blog, j'aime me tenir au courant des nouvelles actualités sur les jeux vidéos et des tournois d'E-sport. Passionné du web, des technologies et du gaming, mon jeu du moment est League Of Legend.