Face à la lutte acharnée contre les affections oncologiques, l’innovation technologique joue un rôle crucial. Cependant, certains pays comme le Portugal semblent moins actifs dans le domaine des brevets technologiques dédiés à cette cause. Un examen approfondi révèle le positionnement de différents pays européens en matière de dépôt de brevets, soulignant la contribution des différents acteurs dans le domaine de la recherche et du développement contre le cancer.

Progression des brevets en oncologie : une dynamique globale

La recherche et le développement dans le traitement du cancer ont connu une croissance significative ces dernières années. D’après l’étude de l’Office européen des brevets (OEP), entre 2002 et 2021, quasiment la moitié des brevets à l’échelle mondiale ont été attribués aux États-Unis. L’Union Européenne et le Japon suivent avec respectivement 18% et 9%, constituant des acteurs majeurs dans le domaine de l’innovation contre le cancer. En 2021, la Chine a même surpassé l’UE en nombre de brevets, se plaçant juste derrière les États-Unis. L’apport combiné des États-Unis et de la Chine frôle les 70% des nouveaux brevets enregistrés sur la période 2015-2021, une progression qui reflète l’intensité des recherches et de l’innovation dans ces nations.

L’OEP indique la contribution notable des universités, hôpitaux et centres de recherche publics, avec 26% des brevets en UE, 35% aux États-Unis et 33% en Chine. Les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques ne sont pas en reste, puisqu’elles sont aussi parmi les principaux demandeurs de brevets. En six ans, de 2015 à 2021, l’innovation en oncologie a augmenté de plus de 70%, avec une multiplication par deux des brevets en thérapie génique et plus qu’une duplication en matière d’immunothérapie.

Le portugal dans le panorama européen des brevets oncologiques

Malgré la reconnaissance de l’importance vitale de l’innovation, certains pays européens affichent des retards dans le dépôt des brevets liés à la lutte contre le cancer. Le Portugal, par exemple, ne devance que la Hongrie (140 brevets), le Liechtenstein (80) et la Grèce (79) selon le classement de l’OEP. En tête du classement, l’Allemagne (9.375), le Royaume-Uni (6.070) et la France (5.078) se détachent significativement. Plus loin dans la liste, les Pays-Bas, occupant la cinquième position, comptent sur la société Philips pour plus de la moitié de ses 3.351 brevets enregistrés.

Ce contraste marque une hétérogénéité au sein de l’Europe quant au volume de brevets déposés. Ce retard portugais souligne un besoin de soutien dans le processus d’innovation technologique, en particulier dans le secteur de la santé et plus précisément dans la recherche oncologique. Une dynamique accrue pourrait s’appuyer sur des stratégies ciblées pour renforcer l’infrastructure de recherche et stimuler la collaboration entre organismes publics et entreprises privées pour davantage d’inventions brevetées.

Impact des institutions de recherche publiques et privées en matière de brevets

Afin de mieux comprendre l’importance des brevets, il est essentiel de considérer le rôle des divers acteurs institutionnels. Dans l’UE, pas moins de 26% des brevets proviennent des institutions telles que les universités, hôpitaux et centres de recherche publics, témoignant de leur implication dans l’avancement scientifique. La proportion monte à 33% en Chine et à 35% aux États-Unis, attirant l’attention sur l’importance globale de ces organismes dans le développement de nouvelles technologies contre le cancer.

Les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques figurent également parmi les principaux innovateurs et demandeurs de brevets. La croissance des brevets dans le domaine de la génétique et des immunothérapies démontre une focalisation des recherches vers de nouvelles approches de traitement. Ces efforts collectifs incarnent l’engagement à lutter efficacement contre les maladies cancéreuses, tout en posant des jalons pour les thérapies de demain.

Les initiatives de l’office européen des brevets pour l’innovation en oncologie

Mis à part l’étude révélatrice sur les brevets et l’innovation contre le cancer, l’OEP ne se contente pas de compiler des données. À la veille de la Journée mondiale du cancer, l’institution a mis en œuvre une plateforme numérique en accès libre, fournissant des informations techniques détaillées sur les brevets enregistrés. Cet outil est pensé pour habiliter les scientifiques dans la création de nouvelles technologies dans le domaine oncologique.

De plus, l’OEP confirme que plus de 140 000 inventions liées à la lutte contre le cancer ont été rendues publiques depuis les années 1970. Cette démarche vise à stimuler l’innovation en facilitant l’accès à une mine d’informations pertinentes, permettant ainsi d’accélérer le développement de solutions technologiques pour combattre le cancer.

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Maxime

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