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En 2018, le comité du Cambridge Dictionary a élu le mot de l’année : « nomophobie ». Non, il ne s’agit pas de la peur des noms ni d’une variante de l’homophobie. Il s’agit plutôt d’un mot-valise qui nous vient d’une expression anglaise, no mobile phone phobia, signifiant « la peur ressentie à l’idée de se trouver sans téléphone mobile, ou d’être dans l’impossibilité de s’en servir », d’après la définition du Cambridge Dictionary. Alors, la nomophobie désigne-t-elle vraiment la peur d’oublier son smartphone ? Quel est son rapport avec l’addiction aux applications mobiles et jeux sur smartphone ?

Les signes de la dépendance aux smartphones

Si le terme « nomophobie » n’a été officialisé qu’en 2018 dans Cambridge Dictionary, il faut savoir que son invention remonte dix ans plus tard, lorsque la société d’étude de marché YouGov l’a imaginé suite à une demande faite par les services postaux britanniques.

Nomophobie

Il existe plusieurs signes qui permettent d’identifier une nomophobie :

  • Avoir les yeux constamment rivés sur son smartphone, même dans la rue, dans les transports.
  • Se connecter à toute heure sur les réseaux sociaux et envoyer en permanence des SMS ou messages instantanés.
  • Écouter en permanence la musique, les vidéos, ou encore jouer aux jeux en ligne et aux paris sportifs à l’aide d’applications dédiées.
  • Appeler son entourage à toute heure pour de simples anecdotes ou pour le simple plaisir de bavarder.
  • Ressentir de l’inquiétude quand son cellulaire n’est pas à portée de ses mains.
  • Tomber dans l’angoisse quand la batterie de son smartphone n’est pas rechargée et qu’il n’y a pas de chargeur. Selon l’étude de l’entreprise YouGov, plus de la moitié des possesseurs de smartphone souffrent d’une anxiété lorsqu’ils perdent leur bijou numérique ou quand celui-ci est dans l’incapacité de fonctionner (niveau de batterie faible, aucune couverture réseau, panne matérielle…).
  • Une personne qui souffre de nomophobie présente des difficultés à s’impliquer dans la vie quotidienne, craignant constamment la perte de connexion et d’accès à l’information en ligne.

Les personnes les plus concernées par l’addiction aux smartphones

Selon les experts de l’addiction et les psychiatres, ce sont les adolescents et jeunes adultes ainsi que les cadres dynamiques qui souffrent le plus de la nomophobie. Pour les premiers, il s’agit d’une peur incontrôlable d’être isolé du groupe, notamment en s’éloignant des réseaux sociaux ou en se privant de jeux vidéo. En revanche, chez les cadres, c’est plus une question de performance au travail qui motive le besoin de tenir en permanence leur smartphone.

Femme addict à son téléphone portable

Comment traiter et prévenir l’addiction aux mobiles ?

Il existe de simples principes pour prévenir la nomophobie :

  • Chez les enfants, limiter à deux heures par jour l’utilisation des écrans.
  • Chez les adultes, il est recommandé de désinstaller les applications non utiles et de s’imposer des règles d’utilisation pour les smartphones.
  • On peut aussi prendre l’habitude de ne plus regarder son téléphone en présence d’autres personnes. Quitte à oublier volontairement son smartphone par moment.
  • Diversifier ses hobbies et sources de bien-être et considérer son smartphone comme un simple outil de communication.

En cas de dépendance grave à leur smartphone, les personnes souffrant de nomophobie devraient consulter un psychologue ou un médecin spécialiste de l’addiction.

Romain

Bonjour à tous, Romain, le petit nouveau ! Je viens vous parler d'un sujet spécial, les "rencontres pour geek" ^^. Je rédige également pour la catégorie High Tech, bonne lecture à vous :)